Le texte qui suit accompagne une installation de Sly2 sur des activistes assassinés.

« Il était une fois, des multinationales qui massacraient et exterminaient la faune et la flore dans le but de s’enrichir.

Des états qui pour les mêmes intérêts leur vouaient une puissante complicité.

Des militants activistes écologistes, qui pour défendre le vivant risquaient leurs vies chaque jour, et d’autres qui la perdaient sur le terrain…

Et il y avait nous,
Nous qui nous disions « écolo » mais qui continuons à consommer comme si de rien n’était, à détruire en connaissance de cause, à faire disparaitre de très nombreuses espèces, ces dernières pourtant décisives quant à notre survie sur terre…

Après tout, toutes ces horreurs étaient si loin de nous, nous n’en subissions pas les effets… du moins pas encore à ce moment…

Et puis bon, il fallait bien se faire plaisir quand même. On n’a qu’une vie. 

Ces mêmes termes revenaient sans cesse : « transition écologique ». C’était rassurant d’entendre ces mots dans les bouches de nos chefs d’Etat. 

On l’a longtemps cherchée, cette fameuse transition… Où était-elle ? 

Surement pas derrière l’omniprésence de panneaux publicitaires rétroéclairés, non plus dans ces gigantesques bureaux, vides, tous éclairés à 2 heures du matin à la Défense, toujours pas dans ces vitrines de magasins allumés à toute heure sur les Champs, ou même dans ces allers-retours incessants en avion, dans cette consommation démesurée de viande et autres produits animaux… 

Non, on ne l’a jamais trouvé cette transition, par contre ce gaspillage de masse, nous l’avons bien vu… Tout ça dans l’unique but de nous faire consommer, consommer, consommer… 

Mais allons, on nous apprenait qu’il fallait être indulgent, tolérant envers les autres, sages… 

Nous avons joué le jeu des dominants, nous avons refusé de nous poser des questions sur le monde qui nous entourait,

refuser de se remettre en question et nous n’avons pas essayé de changer… Quand on remet les bons mots sur ces actes, « lâcheté » est le plus adéquat… 

Il était tellement plus confortable de fermer les yeux que de se remettre en question.

« Faire sa part », comme le colibri est très bien mais, ce n’est qu’une illusion si on ne s’attaque pas aux causes… Du coup ces entreprises continuaient à polluer immensément, à détruire le vivant, et les états en bons collaborateurs continuaient de les protéger et d’en tirer profit. 

Par conséquent nous étions les esclaves de ces entreprises, nous étions des complices dociles, coupables, de ne rien faire. 

Depuis tout petit on nous apprenait que si l’on voulait changer les choses il fallait être pacifistes, voter, demander. Utiliser les moyens l’égaux du système, passer par les voix démocratiques balisées par l’Etat.

Mais que faire quand les puissants s’octroient des passe-droit et ne sont nullement inquiétés.

Qu’attendre d’un système injuste qui dit que le temps est de l’argent, et est prêt à tout pour en gagner un maximum ?

N’était-ce pas utopique que de croire que l’on pouvait continuer sur cette voix ? 

Face au terrorisme d’État qui n’hésitait pas à mutiler, emprisonner, et dans certains pays à tuer les personnes qui osaient défendre le vivant et le respect d’autrui.

Que nous restait-il comme choix ?

Quémander ? Après tout, quelle légitimité avions-nous ?

Eux avaient le droit de nous imposer les choses, que le peuple refusait d’ailleurs en grande majorité à travers ce simulacre de démocratie.

Après tout, ces gouvernants, ces dominants, avaient été élus. Même si ce n’était pas par la majorité de la population mais seulement des votants, ils étaient élus.

Et puis ces entreprises qui se payaient des espaces publicitaires ne nous imposaient rien, après tout elles avaient payé. Mais bon on nous rappelait que le temps arrangerait les choses ( temps que nous n’avions plus ) ou même, que le karma ferait l’affaire.

Un problème majeur s’est posé, un problème qui marque la fin de cette courte histoire : La vie n’est pas un conte de fée, il n’y aura pas de happy-end à ce texte. 

Le karma nous répète-t-on ? Hum.. Et si nous étions ce « karma » justement ?

Si nous arrêtions d’attendre quoi que ce soit de ceux qui ne voient que leur propre intérêt, nous avons le pouvoir de changer les choses, « ils ont le chiffre nous avons le nombre ». 


Alors, devant une telle urgence, devant un tel massacre, soyons « pacifistes » ? ou « radicaux » ?« 

« l’oeuvre, rend hommage à ces activistes assassinés…Pour leur rendre hommage et continuer leurs combats, il faut passer aux actions directes sans ça nous ne sommes que des voix muettes ! » sly2

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